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Tome premier.
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DE L* U N I V E R S. 13

fixes; ce ne font pas elles qui séloignent réellement cl upoint équinoxial tlu printemps ; cest plutôt ce point équi-noxial qui s'éloigne cl'elles clans un íens contraire & rétro-grade, celt-à-dire, dorient en occident, & ceít ce quonappelle préccjjton des équinoxes. 11 ne faut clone pas confondrele ligne du Bélier avec la constellation du Bélier : le ligne d uBélier est une douzième partie du zodiaque, qui commenceprécilément au point équinoxial du printemps, & qui íetermine à 30 degrés à lorient de ce point: la constellationdu Bélier est un amas dFtoiles vers le zodiaque; cet amasíe trouvoit autrefois dans íe signe du Bélier, mais il se trouveà présent presque tout entier dans le signe du Taureau.Celte équivoque ne peut occasionner derreur; en la suppri-mant, on risquerait de ne plus entendre les Auteurs anciens;on prend Ie parti de la laiíser subsister. La constellation duBélier va donc parcourir tous les lignes du zodiaque; il se pastera.vingt-deux à vingt-trois mille ans avant quelle se retrouvedans le signe dont elle porte le nom : alors léquivoque cestèrapour recommencer bientôt. Mais combien daulres changemenspourront avant ce temps déranger la prédiction I

Les Constellations septentrionales sent celles que lon aimaginées dans la partie du ciel qui est au septentrion duzodiaque; «Sc pareillement celles qui font au sud d u zodiaque,portent le nom de Conjlellations australes.

Voilà à peu-près ce que les Anciens ont dabord connudu ciel ; voilà ee quils ont imaginé pour en rendre létudeplus facile. Comment toutes ces connoiííances se sent-ellesdéveloppées \ Quels ont été dans les premiers siècles dumonde les progrès de f Astronomie l Cest ce quon ne déciderapas fans doute facilement. Josèphe lhistorien (e), rapporteîinvention de lAstronomie aux petits-íìls du Patriarche Seth ,fils dAdam. Selon cet auteur, ces petits-fils de Seth, craignantque leurs connoiííances astronomiques ne tombaisent dans

(e) Antiq. liv. I, chap. III. Veidler réfute fort bien Josèphe. Hist,Ajìron, liv. II, n. 4»