sur les Comètes. ^ $
élevée du Ciel : fixe à fendroit où elle le forme, elle n’estpoint le jouet du vent Sc de la tempête. Diodore de Sicilerapporte (m) que peu avant la submersion des villes d’HéliceSc de Bura, on vit plusieurs nuits de fuite une lumière ardente,qu'on appela la Poutre enflammée. Ariílote (n) prétend quecette Poutre étoit une vraie Comète ; que ion trop grandjéclat fit paroître d’abord son feu continu ; mais que sonardeur s’étant ralentie, elle parut fous la forme cl’une Comèteordinaire. Ces passages m’autorifent à croire que la différenceque les Anciens mettoient entre les Poutres 8c les Comètesétoit purement accidentelle : j’en dis autant des Colonnes,qui ne différoient des Poutres que par leur position verticale.J’accorde donc à feu M. de Mairan que la Lumière zodiacaleSc l’Aurore boréale ont été quelquefois désignées par les Anciensfous les noms de Poutres, de Colonnes, de Comètes même;mais en analysant, s’il est permis de le dire, les circonstancesdes phénomènes rapportés par les Anciens, je crois m’êtreconvaincu que dans leur langage, ce font les vraies Comètesqui font le plus fréquemment Sc le plus spécialement dési-gnées par les termes de Poutres Sc. de Colonnes.
J’en dis autant des Flambeaux. « II y en a de deux fortes,dit Pline (o), les Lampes ou Flambeaux proprement dits,Sc les Traits (Bolides) : le Flambeau est une trace de lumièredont une extrémité est embrasée; le Trait, enflammé danstoute fa longueur, a des bornes moins resserrées. » La défi-nition du Flambeau paroît convenir à une Comète dont latête íeroit fort brillante 8c la queue médiocrement longue. Uneautre raison m’engage à faire entrer les Flambeaux dansmon histoire des Comètes, Sc je fuis en cela l’exemple deStruyck : Tite - Live est fans doute le premier des Histo-riens Latins ; mais il est en même temps le plus créduleSc le plus superstitieux de tous. II semble s’être fait une lot
(m) Diod. Sic. lib. XV.
(n) Aristot. iib. I, Meteor. cap. VI. Senec, loco citnto.
(o) Plin. loco citato.
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