sur les Comètes.
des principes solides pour prédire les retours des Comètes!Selon le témoignage de Diodore de Sicile, ils n’avoient riende fixe , rien de certain fur les éclipses du Soleil : partagésen mille opinions différentes , ils craignaient de mettre aujour ce qu’ils en peníoient ; ils oioient encore moins lesprédire (c). L’ancienneté de leurs observations, avant l’ar-rivée d’Alexandre-le-Grand à Babylone, remontoir leloneux à quarante-huit mille huit cents íoixante-trois ans; &durant cette longue luite de liècles , ils n’avoient obíèrvéque trois cents Ioixante-treize éclipses de Soleil & huit centstrente-deux de Lune r c’est Diogène-Laérce qui nous enallure (d). 11s n’observoient donc qu’une seule éclipse deSoleil en cent trente-un ans, & une seule de Lune en unpeu moins de cinquante-neuf ans.
Si la connoissance de la nature des Comètes eút été telleen Égypte Lc en Chaldée, qu’on eût pu prédire leur retour,,&. que i’évènement eût confirmé la certitude de la prédic-tion, est-il croyable que cette science se fût altérée, le sûtentièrement perdue! Nous trouvons bien que du temps deSénèque, & même auparavant, quelques Philosophes ran-geoient les Comètes dans la classe des Planètes-; mais nousn’avons aucun exemple d une Comète prédite & qui ait paruau temps annoncé. Quel triomphe pour la cause de Sénèquequ’une prédiction de cette espèce, & avec quelle complaisancene nous en auroit-il pas transmis le louvenir !
Mais, dit-on, Diodore de Sicile témoigne expressémentque les Chaldéens & les Égyptiens annonçoient le retour desComètes. Voici le passage de Diodore au sujet des Chaldéens« Les Chaldéens, dit-il, par une longue fuite d’observations,.ont acquis une connoiíìance supérieure des mouvemens & «des corps célestes; connoissance qui les met en état d’annoncer «les évènemens futurs de la vie des hommes : mais, selon eux, «cinq Étoiles qu’ils nomment interprètes, & que les autres <«
(c) Diod. loco citato , cap. VIII.
(d) In Proœtn. de vitis Phílesoph,