sur les Comètes. 39
éternelle & constante de tout ce qui se paslê dans ía Nature, „ne les ramenât pas dans les temps déterminés (g). » Parune note que M. l’abbé Terrasson ajoute ( h), il paroît queselon lui les Chaldéens regardoient cette Poutre ou Comètecomme un météore ; & je crois qu’il a raison. Le palîàge deDiodore s’explique naturellement par le passage précédent :les Chaldéens auroietit été surpris que la période éternelle &cotisante de quelque conjonction, de quelque oppositionde quelqu’autre alpect que ce fût des Planètes , té eût pasramené cette Comète dans les temps déterminés.
« Les Égvptiens, dit le même Diodore, observent letat& les mouvemens des Astres avec tout le soin possible. 11s «conservent précieusement les observations faites chez eux -,depuis un très-grand nombre d’années. Us tiennent des notes --exactes & détaillées de tout ce qui regarde le mouvement, «le retour périodique , le lieu des Planètes ; des forces que «chaque Planète exerce à la naissance des animaux ; des biens, «des maux que leur différente position a produits: en censé-„quence, ils prédisent souvent aux hommes ce qui doit leur <«arriver dans le cours de leur vie , & l’effet fuit la prédiction ; «il n’est pas rare de les entendre annoncer les maladies qui «doivent frapper les hommes ou les animaux: enfin, par des «observations accumulées depuis long-temps, ils prévoyent «les tremblemens de terre, les inondations, la naissance des «Comètes, & généralement tout ce qui paroît surpasser la «portée de l'esprit humain fi J. »
Eudoxe , selon Sénèque, fut le premier qui apportad’Égypte en Grèce k connoissance des mouvemens desPlanètes ; mais il ne parle point des Comètes : il est natureld en conclure que cette partie de f Astronomie étoit inconnueaux Égyptiens mêmes, c’est-à-dire, aux observateurs lesplus attentifs de tous. Conon fit aussi d’amples recherches ;
(g) Diod. lib. XV. J’ai employé ici la traduction de l’abbé TerraíTon. 1(hJ Tome IV, pages 335 & 336.
( iJ JDií-d. Sic, lib. I, sect. 11.