sur les Comètes. ^
Violent des Étoiles (f). Mais quel étoit, selon Diogène, lemouvement de ces Étoiles! pourquoi ne nous sont-elles pastoujours visibles! Je ne trouve nulle part quel étoit à ce sujetle sentiment de ce Philosophe.
Quelques Pythagoriciens regardèrent pareillement lesComètes comme des Étoiles errantes ou comme des Planètes.Elles ne paroissent que rarement, & leur apparition dure peu:cela ne doit pas surprendre ; il en elt de même de la Planètede Mercure On conjecture de-là que selon ces Pythago-riciens , les Comètes ctoient des Planètes peu diílantes duSoleil. Mais ce sentiment ne peut plus íe soutenir; il estdémenti par l’expérience. Nous avons vu des Comètes enopposition avec le Soleil ; elles s’éloignent donc du Soleilplus que la Terre, & à plus forte railon plus que Vénus &Mercure.
Hippocrate de Chio & ion disciple Eschyle (h), embrassèrentle même sentiment. On remarque cependant (i) que leur opi-nion différois de celle des Pythagoriciens , en ce que ceux-cicroyoient que la queue faiíoit partie du corps de la Comète:,Hippocrate, au contraire , le persuadoit que cette queueétoit ablolument accidentelle , & qu’elle étoit formée par desvapeurs aqueuses, attirées par le corps de la Comète, &capables de réfléchir la lumière. Nous verrons autre part quele sentiment d’Hippocrate approchoit plus de la vérité quecelui des disciples de Pythagore.
Diodore de Sicile ne dit point que le vrai système desComètes ait été connu des anciens Chaldéens & des anciensÉgyptiens; nous nous en sommes convaincus au Chapitre II.II paroît cependant que c’est en Chaldée que les premièresétincelles de la vérité ont commencé à se faire jour. Dutemps d’Épigènes & d’Apollonius de Mynde , les Chaldéens
(f) Plut. de Plac. Phil. Iib. III. cap. II. Ce Diogène paroît être cclutqui fut le Chef de la secte Ionique après Anaxagore.
(g) Arijlot. Meteor. lib. I, cap. vl. Plut, loco citato,
(h) Anjìot, loco citato.
(U itid.