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Tome premier.
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sur les Comètes. yy

Comètes. » Voilà, je pense, les systèmes dApoIIonius «ScdÉpigènes assez bien détaillés.

Sénèque, après avoir réfuté tous les systèmes, fans enexcepter celui dApollonius, revient à celui-ci : il lexpofedans le plus beau jour ; il iappuie des plus fortes raisonsque les circonstances du temps auquel il vivoit pouvoientlui fournir : quoiquil eût lu fans doute les ouvrages d'Apol-lonius, il avoue que le cours des Comètes, hors de la portéede notre vue, lui est absolument inconnu , quil ignore lesloix auxquelles elles font assujetties; if espère que la véritése montrera sans voiles aux yeux de la postérité. Mais faisonsparler Sénèque lui-même : ce morceau ne déparera point monhistoire; je ne crains que de lassoiblir par ma traduction.

« Je ne puis me persuader, dit ce grand Philosophe (m),qu u ne Comète soit un feu nouvellement embrasé: ceft plutôt «un des ouvrages éternels de la Nature. Tout ce qui sen-gendre dans lair , dure peu ; lélément qui le produit fuit .«toujours & change fans cesse. Quelle peut être la stabilité »,dun corps formé dans lair , lorsque Pair lui - même est si «

inconstant!. (n). Les feux ordinaires que nous voyons «

dans le Ciel, ne se détournent point du mouvement en «ligne droite : être circulairement, cest le propre des «Astres seuls. Si tel a été le mouvement des autres Comètes, «je Pignore; celui des deux qui se sont montrées de nos «jours, a certainement été circulaire : de plus, tout ce qui ne «doit son existence quà des causes passagères, périt bientôt. «Les flambeaux célestes sont à peine embrasés, quils sétei-«gnentî la même foudre ne. frappe quune seule fois ; les «étoiles, que nous appelons tombantes, volent & traversent «lair en périssant. Les feux ne sont permanens que dans leurs «propres régions : je parle de ces feux divins, de ces feux aussi «éternels que le Monde dont ils font partie. Ils ne sont pas «formés inutilement ; leurs mouvemens font réglés ; ils les «

(m) Sen. Natur. Quxfl. lib. VII, cap. XXII.

(n) Cap. XXIII.

Tome I.

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