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Tome premier.
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sur les Comètes. 7 y

dans i’orJre de la Nature : jus qu’ici, rien de plus sage , riende plus conforme aux loix de la faine raison. Mais cesprétendus Physiciens étoient Péripatéticiens , Sc par uneconséquence nécessaire, entêtés des préjugés les plus ridi-cules. Premièrement, il falloit dire que les Comètes étoientsuivies de sécherestes Sc de tempêtes : le Philosophe e» avoitprononcé l’oracle (g). En second lieu, on ne pouvoit pasnon plus se diipeníer d’attribuer aux Comètes, ou commesignes ou comme causes, les famines, les pestes, les guerresciviles, <Sc fur-tout les morts des Princes Sc des Grands ; onavoit été élevé dans cette persuasion ; les chaires de Philo-sophie, de Théologie même, retentiísoient de cet axiome;íe témoignage unanime des Historiens , confirmoit cettevérité de la manière la plus convaincante, par une expé-rience continue. Voici le beau système qu’on imagina, pourexpliquer physiquement cette vertu des Comètes : j’enemprunte i’exposttion de Fortunius Licétus (h). Cet Auteurinfatigable n’a écrit que dans le dix-septième siècle; mais iln’eít que l’écho des Physiciens du seizième.

La lumière & le feu d’une Comète ne peuvent produireles effets qu’on attribue à ce météore ; toute son efficace doitconsister dans la matière dont il est composé : or , cettematière passe par plusieurs états qu’il est à propos deconsidérer.

Premièrement , cette matière n’est autre chose que desexhalaisons terrestres, non pas cependant de ces exhalaisonsordinaires, que la chaleur du Soleil exprime fans cesse desparties extérieures de la Terre; st telle étoit la matière desComètes, elles íèroient plus fréquentes en été qu’en hiver;mais de ces exhalaisons intérieures Sc centrales , exhalaisonschaudes & sèches , sulfureuses Sc bitumineuses , telles quenous les voyons s’échapper par la bouche des volcans. Lorsqueces exhalaisons sont trop abondantes, elles font effort pour

(g) Meteor. lifa. I, cap. Vil.

00 DeCome«i am. 1652 & /âsj, cap. Vil, XVIii Lrsep

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