sur les Comètes. yj
Tycho , Professeur de Mathématiques à Copenhague (r),&Godefroi Wendelin, Chanoine de Condé (s), rendirentaux Comètes la lumière propre dont les Péripatéticiens eux-mêmes les avoient dépouillées. Selon Snellius , le Soleiljette fans celle hors de lui des exhalaisons , des espèces defumoíìtés ; c’eít ce qui forme la matière des taches du Soleil& des Comètes : il faut cependant que les exhalaisons quiforment les taches soient moins pures & plus opaques quecelles qui produisent les Comètes. Wendelin est à-peu-prèsdans le même sentiment. Celui de Longomontan est queìes Comètes & les Étoiles nouvelles ont la même ge'ne'ration.Leur matière eff céleste ; leur lieu toujours au-deffus de la Lune:Ke'pler a eu tort de dire qu elles pouvoient paroître au-deffous ;puisqu il nétoit appuyé' d’aucune objervation. ( Képler a ditque les Comètes pouvoient descendre au-dessous de la Lune»parce que c’étoit une fuite néceílaire de son système, & que«Tailleurs il ne voyoit pas la moindre causo physique quis’y opposât: & Képler avoit raison). Selon Longomontan,la cause efficiente des Comètes, après Dieu, doit être e'tabliedans les divers aspeâs des Planètes, & fur-tout de Mars &.de Mercure ; leur matière ejl celle de la voie laâe'e ; enfinleur lumière leur est naturelle.
Hévélius paroît avoir eu en 1619, un précurseur de sonsentiment sur la nature des Comètes, en la personne d®Jean - Camille Glorioso , Professeur de Mathématiques àPadoue. Au jugement de Glorioso , les Comètes fontformées des exhalaisons de toutes les Planètes, & reçoiventleur lumière du Soleil f t J.
Je ne puis omettre ici un Mathématicien célèbre par lamultitude de fes découvertes, d’un esprit prompt à saisir levrai, accusé néanmoins d’un peu trop d’ardeur à s’attribuerexclusivement les découvertes de fes Contemporains (u). Je
(r) Ad calcem Aftronomìa; Danicce,(f) ln Teratologia Cometica.
(t) Glorios. Dijsert. AJìrçnomico-fhysica de Cornetis,
Tome /.
(u) LeTélescopeayant étéinventéen Hollande, Galilée prétendit avoirdécouvert le secret, après avoir eucependant aviî de la découverte ; ce qui
N