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Tome premier.
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ioo Doctrine des Philosophes

„ jamais un íiècíe assez heureux pour qu’il ne reste pas toujoursun tei souhait à former. » Ce siècle heureux n’étoit pas stéloigné que Gastèndi ie pensoit.

Mais le plus grand service que Gastèndi a rendu à T Astro-nomie-cométaire, a été de la dégager des vaines superstitions,des ridicules visions de f Astrologie & de la Cométomantie.Avant lui , les plus grands esprits n’avoient pu se garantirde la contagion; Régiomontan , Appien, Cardan, Tycho,Meítlin , Képler, Longomontan , avoient étc Astrologuesou du moins Cométomantiens. Depuis Gastèndi , à peinetrouve-t-on quelques vestiges de cette illusion ; du moins iíne fuit pas les chercher dans les Ecrits des grands Hommesdont il nous reste à parler : Terreur étoit ancienne , invé-térée, générale Gassendi; la terrassa par des raiíonnemensbien simples: « Je ne puis concevoir, disoit-ii (n), quel,» enchantement fascine i’elprit des hommes : st les annces», n’étoient stériles, st nous n’étions affligés de la famine, st la» peste n’exerçoit ses assreux ravages, íi la guerre ne dépeuploit„ nos provinces, íi nous n’étions obligés de céder la victoire„ à nos ennemis , st la mort ne nous enlevoit nos Princes» qu’après Tapparition de quelque Comète, on pourroit ajouter„ foi aux prédictions des Astrologues; mais íoit qu’il paroisse» des Comètes, soit qu’il n’en paroisse pas, les mêmes évène--, mens se succèdent. Pourquoi donc rapportons - nous ces« évènemens aux Comètes, soit comme lignes, soit comme» causes, soit sous Tu n & Tautre titre! De plus, st les Comètes„ n’avoient aucun mouvement, si elles étoient toujours solpendues» au-dessus de la même nrailon , de la même ville , de la même,, province ; st la défaite d'une armée pouvoit íè séparer de la» victoire de farinée ennemie; si ce qui fait la perte de celui-ci« n’opcroit point en même temps la félicité de celui-là; si les

(a) GajJ'. loco chat o, C3p. III.Dès l’an i 578, Fr. Sanchez , Phi-tosrin^e & Docteur en Médecine,avoit fait imprimer à Lyon un Poèmelatin, dans lequel, à l'occasion dc

la Comète observée Tannée précé-dente , il réfute fortement les Co: é-tomantier.s âc même les Astrologuesjudiciaires : fes raisons font à peu-prèsJes mêmes qu? celles de Gassendi.