sur les Comètes. 103
Soleil , ou jusqu’à ce que sa croûte étant dissipée , ellereprenne Ion premier état & le sonne un nouveau tourbillon.Toutes les parties de cette explication sont démenties par lesloix mêmes du mouvement proposées par Deícartes, par lesphénomènes du mouvement de toutes les Comètes observéesjusqu’à ce jour , enfin par leurs retours , démontrés pério-diques. Deícartes a halardé ce système ; s il eût été Astronome,jl ne l’eut pas fait : aussi tous les Cartésiens Astronomes ontabandonné Deícartes, fur ce qui regarde la formation & lemouvement des Comètes.
Dans les temps dont je viens de tracer l’histoire, on inventaquelques nouvelles opinions : ainíi, un Nicolas Cabée ima-gina que les Cieux de la Lune & des Etoiles fixes étoientlèuls solides, & que ceux des Planètes étoient fluides: ainsi,un Blaiíe de Vigenère se figura que les exhalaisons terrestresaboient le faire cuire au Soleil avant que de devenir Comète,un V aidera m a, Augustin Eípagnol, rêva que c’étoit les malinsesprits ou les démons ignéens , qui raflèmbloient la matièredes Comètes pour effrayer les hommes. 11 y eut encore beau-coup de Péripatéticiens, tels que Jean-Baptiste-Venant Baffo,Médecin Italien ; Simon Grynée , Barthclemi Keckermann ,Professeur de Philosophie à Dantzick ; Fortunius Licétus, Sci-pion Chiaramonti, &c. Ce dernier ne vouloit rien réformerdans le sentiment ancien ; il tenta de s’illuítrer en attaquantTycho, Galilée, Rothmann, Képler, Glorioso, en un mottous ceux qui pouvoient alors avoir quelque réputation,jusqu’à Fortunius Licétus lui-même: il nioit les faits, il défi-guroit les principes ; les conséquences les plus absurdes nei’eflrayoient point. Aussi, comme le dit parfaitement bienM. de Montucla , en parlant des découvertes de Tycho :
« Les oppositions qu’y mirent de lerviles Péripatéticiens,tels qu’un Claramonti, un Bérigard, &c. ne firent que mettre «,dans un grand jour leur ignorance & leur peu d’amour pour «la vérité (b). ->
(bJ Montucla, Hiít. des Mathém. IV' partie, livre VJil.