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Tome premier.
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104
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104 Doctrine des Philosophes

Durant tout cet intervalle de temps, cest-à-dire depuis1572 jusquen 1652, je nai trouvé que trois vestiges deiopinion de Sénèque. Thomas Fiène, Professeur de Médecine,de lAcadémie de Louvain (c), penchoit beaucoup pour cesystème; il ne le trouvoit point du tout absurde, il lappuiemème par daísez bonnes railons; cependant, il aime mieuxavouer.quil ignore le mystère de la nature des Comètes.Dailleurs , il nest point partisan de lAstrologie, non plusque son ami Libert Fromond , dont nous avons parlé ci-destus : celui-ci convient cependant que la Comète de x 6 1 8a annoncé & doit opérer un grand désastre, la ruine entièrede la Philosophie dAristote. Cest la íeule prédiction, fondéesur les apparitions des Comètes, qui ait été bien certainementaccomplie.

Érycius Putéanus, Professeur de Belles-Lettres dans lUni-verfité de Louvain, &c. fit imprimer en 1619 un Écrit furcel^ même Comète: selon lui, les Comètes lont ues coqscélestes, permanens , réfléchi flans la lumière du Soleil; euun mot, elles font de vraies Planètes & ne présagent rien.Nicolas-Claude Fabrice de Peiresc, Conseiller au Parlementde Provence, fut presque persuadé, félon le témoignage deGassendi (d), que le mouvement de la Comète de 1618avoit été rectiligne. Cependant, assuré que cette Comètenétoit pas produite par des exhalaisons terrestres, il ne putso persuader quelle fût comme vomie par le Soleil , ouformée par les parties de léther : il embrastà plus volontierslopimon de Sénèque ; mais la persuasion il étoit que leMonde est fini, lui fit trouver cette opinion bien dure. IIso contenta donc dadmettre ce que les observations démon-troient, que la trajectoire de la Comète étoit fort supérieureà lorbite de la Lune : Peiresc , en 1580, est morten 163 7.

(c ) Thom. Tien. if Lib. Front, de Ccmeta an, 1618.

(d) Cajs, in vita Peireskii, lib. III, tom. V operum.

CHAPITRE VII,