sur les Comètes. 109
la légèreté des exhalaisons de ion atmosphère : ainsi, ditCorniers , une fuite enlève ía baguette. D’aiileurs devenueplus légère par ion expansion , la Comète est enlevée facile-ment par la matière fluide des Cieux , jusqu’à ce qu’elle setrouve en équilibre avec elle. Alors elle s’arrêtera, & nereviendra plus íervir d’épouvantail aux ignorans. Elle pourramême augmenter le nombre des Etoiles, &c. Alais quellecause détruira le mouvement planétaire de cette Comète?I)e plus, il eít démontré que les Comètes reviennent. Ainsile lyítème de Corniers eít faux » quoiqu’il ait quelque choied’ingénieux. Dans son hypothèse, il n’a pas beíoin d’admettrele mouvement de la Terre; aussi ne l’admet-i! pas. -> Nous «devons , *dit-il, pieusement croire que le Soleil tourne autour «du monde, nonobstant les grandes , les belles, les bonnestk admirables rasions des Coperniciens ». N’eít-ii pas beau-coup plus simple d’admettre le íyítcme de Copernic , quede le rejeter de cette manière ?
Pierre Petit, Chevalier, sieur du Portail, Intendant desfortifications, né à Montluçon vers le commencement dudernier siècle, eut ordre de Louis XIV, d'écrire fur laComète de 1664. Le choix d’un Prince aulsi bien insôrmédes talens de íes Sujets que i’étoit Louis XIV , fait leloge dePetit ; & l’on peut dire qu’il étoit très-d igné de cet honneur.
A un zèle ardent pour les connoiíìances Astronomiques ,Petit joignoit un esprit juste & solide, capable de discernerle vrai, de le íùivreèk de le défendre. Dans une Dissertationfur la nature des Comètes , qu’il fit imprimer dès l’annéesuivante , il réfute pleinement le sentiment d’Aristote ; ilrapporte celui de Deícartes, vu que le rapporter & le réfuterc’efl la même chose, dit il, au sens de plusieurs: il ne croitpas que dans la bonne Philosophie , il faille recourir auxmiracles ; il expose dans le jour le plus favorable l’opinionde ceux qui croient la génération des Comètes analogue àcelle des taches du Soleil; il est même tenté de l'embrasser;mais il ne voit pas comment cette hypothèse peut íe concilieravec la régularité du mouvement des Comètes. II finit donc