128 Doctrine des Pii i losopues
fort à i;i condensation, & cimentent en ■■quelque forte cellesqui lont émanées des Planètes. Mais ie Soleil , comme tousies corps céleíles, n’expire pas feulement lès exhalaisons , illes attire aussi, il les fait revenir en temps convenable : c’eítpour cela que la Comète commence à décroître dans la sphèremême du Soleil (h).
II est de plus à remarquer que la sphère de Saturne contenanttoutes les autres, les Comètes qu’elle engendre peuvent pénétrerles sphères de Jupiter, de Mars, de la Terre, &c : mais lesvapeurs engendrées dans une sphère inférieure ne peuventmonter dans les sphères supérieures. En conséquence, lesComètes qui avoient pris des accroissemens dans les sphèresinférieures à la Planète génératrice, font obligées de laitierces accroissemens dans les sphères inférieures : elles doiventdonc diminuer de grandeur en s’écartant du Soleil si).
Tel est le roman inventé par Hévélius fur la nature desComètes. J’ofe demander s’il en est une feule partie, donton puifíè rendre une raison physique spécieuse. Hévélius ena faus doute aperçu le fossile, puisqu’il cherche par-tout àf étayer par des qualités occultes, par des vertus innées, pardes tendances inexplicables. Quel but se propoloit-il donc enimaginant un tel íyílème l d’expliquer des faits fur lesquelsil n’avoit pu acquérir aííez de lumières. II se persuadoit quele noyau de la Comète augmentoit & diminuoit en grosseureffeéfive & réelle ; nous avons vu qu’il n’appuyoit point cefait fur des observations suffisantes. II avoit aperçu des varia-tions dans la tête de quelques Comètes : je crois qu’on esstconvenu avec moi qu’il s’étoit un peu trop précipité , endécidant que ces apparences ne pouvoient s'expliquer autre-ment que par des variations réelles , dans le corps même oudans le noyau de la Comète. Ces deux fondemens renversés,que devient tout l’édiíìce du système d’Hévéliuss Au reste,íi les principes de son hypothèse font fossiles, les conléquences
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