sur les Comètes. 149
r de i’air ou quelqu’autre corps au-delà de Constantinople,au-deid du Soleil, au-delà de l’Étoile la plus éloignée denous, il faut ou que je m’en fois aíîuré par moi - même,ou que j’y lois autorisé par le rapport de témoins dignes defoi, ou entm que je pu il le le conclure par des raifonnemenslolides. Mais je ne patíerois pas pour lage, fi j’entreprenoisun tel voyage, ou li je me livrois à la moindre application,pour me convaincre qu’il y a de l’eípace au-delà de ce terme :je l'y conçois néceílairement ; il existe donc nécestairement& indépendamment de tout corps. Ceux qui admettent desvides légers répandus dans la Nature , conviendront lansdoute que i’elpace est différent du corps ; car ces vides,quelque petits qu’on les (uppole, Jont des espaces. Les Car-tclìens rigides n admettent aucun vide. Dans ce iystème, ily a donc autant de matière dans un pied cube d'air quedans une m allé égale d’eau, de bois, ou même d’or : celapôle, il me lembie que le bon le n s dicte que ces corpsdevroient être également malíds , également durs , égale-ment peíans. Delcartes a eílayé d’expliquer le mouvementdans Ion plein abíolu ; la raison décide qu’il y a quelqueimagination , mais aucune íolidité dans Ion explication.Newton a démontré rigoureusement qu’un corps , projetédans le plein, doit avoir perdu tout son mouvement, lorí-qu’il a parcouru feulement les deux tiers de Ion diamètre (g).Un peut raisonner à peu-près de même contre ceux quin’admettent que quelques vides légers répandus dans lamatière. Mais ce qui renverse absolument les imaginationsdes uns & des autres , c’est le mouvement des Comètes.Pour expliquer les mouvemens célestes, les Cartésiens íup-polent que toute la matière éthérée est emportée autour duSoleil d’occident en orient, par un mouvement très-rapide.Les Planètes participent à ce mouvement ; il est d’autantplus précipité, que la Planète ou la matière stuide où ellenage est voiline du Soleil. Suppolez une malle quelconque
(g) Tnncìpia Mailicrn, iib. il, in schol, ad prop. <po.