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des Comètes. ^69
'dans l’un , brève dans i’autre. C’esl fans doute pour distinguerl’un & i’autre, que le P. Gaubil exprime l’un par tchin,ì’autre par chiti. M. de Guignes écrit par-tout chi/i, confor-mément à la véritable prononciation ; mais ii joint à chaquejour équivoque le rang que ce jour occupe dans le cycle;ce qui coupe court à toute ambiguïté. De plus, par-tout oùle P. Gaubil écrit ouey dans ce cycle sexagénaire, M. deGuignes, le P. Noël & d’autres écrivent ouy ou oui.
Le cycle de soixante ans est lort ancien; il i’est cependantmoins que celui de íoixante jours, fur lequel il a été mo-delé : les années de ce cycle portent les mêmes noms queles jours de l’autre cycle ; la première année du cycle fenomme Kia-tse, \?l feconàe y-tcheou, &c.
Les Chinois ont obíervé aíìèz grossièrement le mouvementdes Comètes ; on ne peut cependant disconvenir qu’ils n’aientété à cet égard & plus attentifs, & plus exacts que les anciensEuropéens : leur entêtement des rêveries de l’Astrologie ju-diciaire, & l’idée folle & singulière qu’ils s’étoient forméedu Ciel, contribuèrent beaucoup à produire cet heureuxeffet. Le Ciel étoit, suivant eux, une vaste république, ungrand empire, composé de royaumes ou de provinces; cesprovinces étoient les constellations : là étoit souverainementdécidé tout ce qui devoit arriver de favorable ou de défa-vorable au grand empire terrestre, à celui de la Chine. LesPlanètes étoient les administratrices ou les surintendantes dela république céleste, les Etoiles étoient leurs ministres, lesComètes leurs courriéres ou mellagères ; les Planètes en-voyoient celles-ci de temps á autre, pour visiter les provin-ces, & pour y remettre ou y entretenir l’ordre : mais toutce qui lé faifoit ià-haut, étoit ou la cause, ou l’avant-coureurde ce qui devoit arriver ici bas. Qu’on juge donc d’après cebeau système, s’il n’étoit pas de la plus grande importanced’examiner avec la plus grande attention le mouvement &les diverses phaíès des Comètes.
On ne distinguoit guère en Chine les Comètes que parleur queue ; Itírlqu’elles n’en avoient pas, quel que fût letwTome I. C c c c
Idées
des Chinoisfur
les Comètes