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DE LA FABRICATION
« Les cylindres finisseurs portent six cannelures,dont les formes se rapprochent peu à peu de cellesdu fer que l’on veut obtenir. Les rails à simple et ildouble T, et ceux à embase, comme les rails améri-cains, sont toujours passés à plat, de manière quec’estla largeurde la cannelure qui forme la hauteurdu rail. Comme il faut, pour la facilité du travail, quele fer s’élargisse d’environ 0 m ,001 à 0 m ,0015 danschaque cannelure, on voit que la pièce, à son entréedans la première cannelure des finisseurs, doitavoirune largeur égale à celle de la hauteur du rail,diminuée d’autantdefois0 m ,001 ou 0 m ,0015 (0 m ,005environ) qu’elle a de cannelures à traverser avantson achèvement *. Quant à son épaisseur, elle estforcément égale à la largeur, lorsque le dégrossis-seur ne porte que des cannelures losanges ou car-rées, placées eu diagonale : mais lorsque leurs facessont parallèles à l’axe, on les dispose de manièreque le fer ait déjà une'forme rectangulaire à sonentrée dans la première cannelure des finisseurs,et l’on diminue ainsi le travail de ces derniers sansaugmenter celui des ébaucheurs, pourvu que l’onait eu la précaution de donner au paquet lui-mêmela forme d’un rectangle.
1 Lorsqu’on fabrique des rails avec des machines peu puissantes,on donne fréquemment aux cannelures un élargissement plus con-sidérable; cette disposition, qui produit des fers d’un grain très-relàché dans lesquels les mises du corroyage se séparent au bout dequelque temps d’usage, est une des causes les plus actives de ladestruction des rails.