DE J.-D. CASSENT
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lirons des jésuites. Je soutins publiquement dans diversestli èses la doctrine particulière de mes maîtres, et particuliè-rement celle du cardinal Lugo. I ne fois, entr’autres, j’argu-mentai très-vivement pour la défense de ces doctrines enprésence du cardinal Durazzo, archevêque de Gènes.
Il y avait alors au collège des Jésuites une leçon extraordi-naire de mathématiques. L’évidence que je trouvais dans lesprincipes de cette science, me la faisait préférer à toute autre ;aussi j’y donnais tout le teins que me laissaient ces thèses pu-bliques qu’on ne m’obligeait que trop souvent de soutenir.C’est surtout chez l’abbé .Dorici que j’eus l’occasion de me livrerplus librement à cette étude. Ce prélat, ayant entendu parler■de moi, désira m’avoir chez lui, et me conduisit à son abbaye<le 5. Fructuose. Dans cette solitude, j’étudiai les elémensd 'Fuclide; et le père Reineri } olivétain, ayant publié sesTables méilicées, je me mis à étudier le calcul des Tablesalplion sine s, j'iidolphines et autres dont je m’étais pourvuavant de venir chez l’abbé Doria. J’entrepris aussi, pendantmon séjour dans cet endroit, d’expliquer à AI. Nicole Doriala logique du père Toaldo, qui me parut plus proportionnéeà sa capacité que celle d’Aristote qu’on donne dans les écoles.
Une maladie m’obligea cl’aller respirer l’air natal. Jeretournai à Perinaldo ; mais je n’y fis pas un long séjour,•étant vivement sollicité, parM. J.-D. Franchi , mon ami,de revenir auprès de lui. Ce AI. Franchi était un neveu dupère Dadiesse , qui m’avait fait faire connaissance avec lui.Il avait une très-belle maison proche de Sestri di Ponente,où nous allions souvent ensemble en litière. Là, nous nousexercions à soutenir dans une chapelle des thèses où tous lesreligieux d’alentour étaient invités. Je m’occupais en memetems à faire des extraits d’ouvrages de théologie de diversAuteurs dont je comparais les doctrines ; et le père Dadiesse
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