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Mémoires pour servir à l'histoire des sciences et à celle de l'observatoire de Paris / J. D. Cassini
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DE J.-D. CASSINI. a 5 0

agitée entre nous; jétais davis dadopter préférablement1opinion la plus probable : ce parti me paraissait le plusprudent. Javais pour moi le sentiment de Merenda, premierprofesseur de droit dans lUniversité de Bologne . .Te disputaisouvent contre INI. Lercaro, qui était de lavis contraire. Aureste, dans ces sortes de matières, il est de la prudence dene point trop se fier à soi-même, et de soumettre son juge-ment aux personnes plus éclairées que nous.

Nos conférences avec MM. Cosoiii et Scharchafieri necessèrent quà loccasion de létroite connaissance et amitiéque je liai avec Monseigneur François-Marie-Imperialé Ler-caro . Les qualités et la solidité de son esprit donnaient àprévoir quil parviendrait un jour aux premières dignités de laRépublique . En effet, il fut depuis élu doge en i683, etenvoyé avec trois sénateurs près de S. M. Louis XIV , ausujet de quelques mécontentemens que ce prince avait eusde la République . M. Lercaro sacquitta de cette commissionavec une sagesse et une adresse qui lui méritèrent lestime etla reconnaissance des deux partis. Cest dans cette occasionque, me trouvant alors en France , je lui rendis le service defaire près de lui les fonctions de secrétaire dambassade à laplace de M. Salvago, qui était alors en Angleterre, et qui neput venir à tems pour remplir cette place.

M. Lercaro, ayant eu communication de quelques calculsque javais faits et tirés des tables de Reineri, désira infini-ment mattirer auprès de lui; et ayant appris que javais passéquelque tems à la campagne, chez M. labbé Doria, chezM. Franchi, il mengagea avenir chez lui et à laccompagnerdans ses terres sur les frontières de la Lombardie ; jy con-sentis. Ce seigneur était clune grande vivacité desprit, fortardent dans les disputes de philosophie et de théologie, surlesquelles nous nous exercions souvent. Ce fut dans ce voyage