VIE
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<.le mathématiques cl de physique. 11 me fil voir un sextantastronomique que Tjcho-Brahé avait lait faire pour Magini ,par un ouvrier qu’il lui envoya exprès de Danemarck. Cetouvrier ne fut pas plutôt parti que Magini vendit l’instrument.
Le pape Innocent X se préparant à tirer vengeance contrele duc de Parme de la mort d’un prélat envoyé pour évêqueà Castro contre la volonté de ce prince, il fit venir de Gènesà Bologne Octavien Sauli, pour lui donner le commandementde ses troupes. Les amis de Sauli m’ayant demandé ce que jepensais du succès de sa commission, je répondis ce qui meparut pour lors le plus vraisemblable, cpie Sauli serait vain-queur. Ce général, instruit et flatté de cette réponse, pen-sant d’ailleurs «pi’elle était fondée sur des connaissancesastrologiques, imagina, pour me rendre service, de parler demoi très-avantageusement à Bologne , et sur-tout au marquisiMalvasia, sénateur fort attaché à l’astrologie. Celui-ci, surce témoignage, devint très-empressé de me connaître , et priale général Sauli du m’inviter de sa part à me rendre à Bologne ,en me donnant l’espérance de me faire obtenir une placedans la célèbre Université de cette ville. L’envie d’apprendrequelques autres parties des sciences qu’on n’enseignait pointà Gènes, et particulièrement la médecine, dont il y avait desavans professeurs à Bologne , me fit accepter avec joie la pro-position du marquis Malvas ia.
le partis de Gênes ou j’avais eu l’honneur d’être agrégépar le Sénat au nombre des citoyens, et je me rendis à Bo logne . E 11 y arrivant, j’y retrouvai M. Franchi qui y avait étéamené par le père Dadiesse , résidant alors à Modène . Nousrenouvelâmes connaissance , et d’après plusieurs informationsque celui-ci me donna, je ne voulus point d’abord allertrouver le sénateur Malvasia ; mais, ayant un jour rencontréM. Matteo Pçregrigni, gouverneur du prince Doria, que