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c’était par une faute d’impression que l’on avait marqué dansles éphémérides une configuration qui n’avait point eu lieu,et d’après laquelle le sénateur avait conclu l’événement île latempête, qui n’aurait pas dû avoir lieu si les éphémérideseussent été justes. De ce moment Malvasia prit le parti decalculer lui-même de nouvelles éphémérides (i).
Lors de mon arrivée à Bologne en 1649, il y avait pour pro-fesseurs de mathématiques dans l’Université , le père Ricci,disciple de Cavalieri , qui avait donné au public un ouvrageen deux volumes intitulé : Directorium Üranometncum ,accompagné de bonnes tables ; Ovidio Montalbani , qui don-nait tous les ans un abrégé de l’état du ciel; Pierre Mengoliet le comte TSIansini, qui avaient aussi publié des observationsastronomiques. Il y avait enfin au collège des Jésuites le pèreRiccioli , auteur de l’Almageste nouveau, assisté du père Gri-maldi ■ et le père Bettini qui avait aussi donné au publicquelques traités d’astronomie.
Les fréquentes conférences que j’eus avec ces illustres savansme donnèrent lieu d’être connu d’eux et du Sénat , qui ne tardapas à me donner la première chaire d’astronomie que fitvaquer la mort de Çavalieri. Je fus inscrit par son ordre dèsl’an 1600 et commençai dès-lors à travailler aux observationsastronomiques pour la correction des tables,
MM. Montalbani, Ricci , Mengoli , que j’avais pour associés,et auxquels je joignis ensuite M. Montai ian , se réunissaientsouvent chez moi, où nous tenions des assemblées dans les-quelles nous nous occupions d’expériences de mathématiques