DE J.-D. CASSINI.
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et de physique dont quelques-unes sont rapportées par l’abbéGiustmiani et d’autres dans les journaux de Parme . A la sol-licitation de plusieurs amis, ou de personnes de distinction,je répétais ces expériences chez le vice-légat, a Saint-Bernard,chez l’abbé Pepoli. Le cardinal Saquetti désirait infinimentque deux de ses neveux étudiassent sous moi les mathéma-tiques, et les envoya à Bologne . Un d’eux, qui était abbé etqui fut depuis cardinal, soutint une thèse qu’il dédia au pape,et pour laquelle je fis des vers latins qui furent reçus favora-blement de Sa Sainteté ; ils ont été imprimés.
Lors de l’apparition de la comète de 1602, l’archevêque deBologne l’observa, et le marquis Malvasia voulut absolumentque je me transportasse avec lui et Beringelli Geri mondisciple à sa maison di Pansano , où il y avait des instrumensen assez mauvais état- il en fit établir un nouveau qui ne sctrouva pas meilleur que les autres, et dont cependant il désiraque l’on donnàtla figure au public. Je me contentai de marquerla configuration de cette comète avec les étoiles voisines, et d’endéterminer ainsi le mieux que je pus la longitude et la latitudede jour en jour. Nous fîmes venir de Modène des imprimeursqui imprimaient mon discours à mesure que je le faisais. Cequ’il y eut de plus remarquable à cette comète, c’est quellepassa par notre zénith. Les observations que je fis de soncours m’autorisèrent à conclure quelle n’avait point de pa-rallaxe sensible et quelle était au-dessus de Saturne . Le ducFrançois de Modène, qui était fort curieux et amateur del’astronomie , venait quelquefois k Pensano assister à nosobservations et voir nos instrumens. C’était pour lui plaireque le marquis Malvasia faisait imprimer mes observationsa mesure que je les faisais. Dans le traité que je composai encette occasion sur cette comète, je ne m’éloignais guère del’hypothèse la plus commune sur la génération des comètes ,
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