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avec cette différence que j’attribuais leur origine au concoursdes exhalaisons tant delà terre que des astres; car je sup-posais que chaque astre a une atmosphère qui s’étend fortloin, et qui se mêle avec les atmosphères des au;res astres.Mais depuis la publication de cet ouvrage , ayant eu le loisirde comparer ensemble les observations diverses de cettecomète dont le mouvement avait paru singulièrement inégal,je reconnus qu’il pouvait se réduire à l’égalité sur une lignecirculaire fort excentrique à la terre ; et ayant vu dans les der-nières observations cette comète pass'er par le zéni th et n’avoirpoint de parallaxe sensible, j’estimai fort raisonnable l’hy-pothèse ancienne d ’Apollonius Mynclien, qui supposait lescomètes des astres perpétuels dont le mouvement est si excen-trique à la terre qu’elles 11e soin visibles que lorsqu’ellesapprochent de leur périgée.
Ignace Dante, dominicain, avait en trepris de tirer une grandeligne dans l’église de Sainte-Pétrone pour les observations dusoleil : mais s’étant servi d’une ouverture faite dans la murailleméridionale de la nef orientale de l’église , les rayons du soleilà midi allaient rencontrer les colonnes, de sorte que la lignetracée sur le pavé avait été obligée de décline] - delà méridiennede plus de 9 degrés ; il n’y avait d’ailleurs aucune divisionqui prit servir à connaître les hauteurs du soleil. Après avoirpris toutes les dimensions nécessaires , je m’aperçus qu’il étaitpossible de tracer une longue méridienne qui ne rencontrâtpoint les colonnes eu passant entre leurs bases. Eu consé-quence je cherchai et je trouvai dans la voûte un point élevéde mille pouces du pied de Paris sur le pavé horizontal del’église, par où l’on pourrait faire passer les rayons du soleildont l’image devait être reçue sur la nouvelle méridienne.Cette hauteur , plus grande d’un tiers que celle du gnomond Ignace Dante, demandait une longueur horizontale deux