DE J.-D. CASSENT.
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fois et demie plus grande , c’est-à-dire de 2000 pouces, pourpouvoir servir à prendre toutes les hauteurs méridiennes dusoleil de l’un à l’autre tropique. Cette longueur se trouva justecomprise entre le point perpendiculaire au-dessous du gnomonet la muraille septentrionale de l’église, à laquelle l’image dnsoleil devait arriver au solstice d’hiver. J’obtins donc unezone méridienne capable de recevoir l’image du soleil à miditout le long de l’année.
Je n’entrepris cet important ouvrage qu après avoir pris lesplus grandes précautions pour m’assurer la possibilité devaincre les obstacles qui semblaient se rencontrer tant endedans qu’en dehors de l’église, dont l’architecture gothiqueprésentait en différons lieux des inégalités et des diÜicultésd’exécution qui faisaient douter à plusieurs personnes de laréussite ; aussi j’eus bien de la peine à persuader le sénateur quiprésidait au bâtiment de Sainte-Pétrone, et à obtenir la per-mission de tenter mon entreprise : elle me fut enfin accordée.J’invitai bientôt par des affiches (1) pour être témoins dusuccès de mes tentatives, tous les savans de Bologne , entreautres, les professeurs de l’Université ; Montalbani, Riccidisciple de Cav aller i mon prédécesseur, Mengoli , auteurdu Traité des Années et des Mois , ainsi que deux célèbresjésuites Riccioli et Grimaldi, assistèrent à mes opérations eten rendirent compte au Sénat . Le père Riccioli particulière-ment en a parlé depuis dans son grand ouvrage de la manièrela plus flatteuse. Par les nombreuses observations que je fis à cenouveau gnomon, je déterminai l’obliquité de l’écliptique dea 3 degrés 29 minutes , la réfraction horizontale de 32 à 33 mi-nutes, la parallaxe du soleil presqu’insensible; en effet, je nel’ai trouvée depuis que de 10 secondes. Enfin je déterminai
( 1 ) Eh i655.