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Mémoires pour servir à l'histoire des sciences et à celle de l'observatoire de Paris / J. D. Cassini
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la partie de la circonférence de la terre que la longueur dema nouvelle méridienne occupait dans le ciel; et mes déter-minations furent depuis vérifiées par les opérations queM. Picard fit en France , et quil a publiées dans son livre dela Mesure de la Terre.

Un des principaux usages que je fis de mes observations àla nouvelle méridienne de Sainte-Pétrone, fut de montrerpar leur moyen que linégalité du mouvement apparent dusoleil ne dépend pas immédiatement de son excentricité, quiest cause que son diamètre apparent paraît plus grand dansle périgée que dans lapogée. Mes observations firent voir quele diamètre apparent du soleil, qui diminue en séloignant dupérigée, ne diminue pas à proportion comme le mouvementde cet astre dans lécliptique. Kepler lavait déjà avancé ; maisles astronomes, entrautres le père liiccioli, navaient puse le persuader jusqualors. Le savant jésuite , convaincupar mes observations, auxquelles il assistait quelquefois,revint à lopinion de Kepler , comme on le voit dans sonAstronomie réformée. A cette occasion même il me proposade coopérer avec lui à ce grand ouvrage et de le publierensemble; mais je my refusai, ne 111e croyant pas autant defacilité que lui pour écrire,

Le tremblement assez considérable quéprouvait limage dusoleil, marquée sur le pavé de notre méridienne, rendaitsouvent difficile la détermination exacte du diamètre. Potir plus de précision, javais soin de marquer sur le pavé lestermes arrivait lélancement du soleil ; ce qui ne laissait pasencore dêtre assez difficile à cause-de la faiblesse de la lumièrevers les extrémités de limage. De vient quon ne sauraitétablir une hypothèse du mouvement du soleil sans lincerti-tude de quelques secondes. Cela cependant ne mempêchapas de reconnaître, comme je lai dit ci-dessus, que la varia-