DE J.-D. CASSINI.
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tion apparente du diamètre du soleil, dans son passage del’apogée au périgée, est environ la moitié plus petite quel’inégalité du mouvement apparent dans le même intervallede tems.
Je nivelai avec le plus grand soin plusieurs endroits de laméridienne de Sainte-Pétrone à diverses distances des piliersde l’église, afin de pouvoir par la suite reconnaître si ellen’éprouverait pas de variation de la part du bâtiment. Eneffet, plusieurs années après, étant revenu de France enItalie (1), et ayant nivelé les memes endroits, j’ai trouvé queproche des piliers il y avait un peu d’enfoncement qui n’avaitpas lieu à quelque distance de leur base; ce qui me fit jugerque ces enfoncernens venaient de la pression continuelle despiliers vers le centre de la terre. Il y a plusieurs exemplesd’un effet pareil qu’éprouvent les bàtimens. J’ai vu deschaînes de fer qu’on avait bien bandées d’une muraille à uneautre pour empêcher l’écartement, se relâcher tellementqu’on avait été obligé de les relever et de les soutenir par desbarres attachées à la voûte. Une muraille, reconstruite pen-dant l’été, avait éprouvé un mouvement qui l’avait fendueverticalement; 011 s’apprêtait à la réparer au retour du beautems, et quand on y alla on la trouva aussi bien réunie quesi elle n’avait jamais eu de fente. J’ai vu à Fano les cellulesdes camaldules placées sur une montagne toute fendue , ceque j’ai attribué au gonflement de la terre , causé par l'humi-dité de l’hiver. L’on sait qu’une barre de fer rougie au feu estsensiblement plus longue que quand elle est refroidie, et ilse pourrait bien faire que les pendules attachées à une barrede fer eussent quelques inégalités de vibration causées par la
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