VIE
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variation des saisons et des climats. En effet, on trouve quevers l’équinoxial il faut raccourcir les pendules pour leurfaire faire en un jour le même nombre tic vibrations quedans les pays tempérés.
Le marquis Malvasia avait entrepris de continuer les éplié-mérides de iMontehrun ., tirées des tables de J ansberg. II ytravailla pendant plusieurs années en y ajoutant celles dusoleil, calculées suivant mon hypothèse, et qui lurent impri-mées à Bologne en 16G.I; ces tables étaient fondées sur mesobservations faites à la méridienne de Sainte - Pétrone, etdont j’avais donné les résultats dans l’ouvrage publié en iGj 6,sous ce titre : Specimen Observationum Bononiensium (jnœnovissimè in D. Petronii templo ad astronomiœ novœ cons-titutioncm haberi cœpere.
La reine Christine de Suède , qui venait d’abdiquer la cou-ronne, étant passée par Bologne pour-se rendre à Rome , je luiprésentai sur une grande feuille de satin le dessin et la des-cription de la ligne méridienne à laquelle je travaillais alors.J’y joignis le dénombrement des usages auxquels elle étaitpropre, et dédiai ce petit ouvrage en forme de thèse à S. M.,qui l’accueillit ax^ec bonté, et même avec une sorte de préfé-rence sur tous les autres hommages de ce genre qui lui furentprésentés alors. Ce fut dans cette occasion que j’eus l’honneurde faire connaissance avec cette princesse, et de commencerces longs entretiens que j’ai eus depuis avec elle.
Lorsqu’on eut appris à Gènes que je m’étais absolumentétabli à Bologne , mon ancien ami, Er.-Mar.-ImpérialeLerearo, qui fut doge de la République , me vint voir avecsa femme Emilie , clame d’un grand esprit, fille de AntoineBrignole qui après la mort de sa femme avait quitté lescharges de la République , était entré dans l’Ordre des Jé-suites, et faisait les fonctions de prédicateur avec un grand