VIE
été envoyé avec les députés (le Florence pour régler le coursde la Chiane, et avait lait établir des bornes qui devaientêtre maintenues dans le même état ; mais en peu d’années lesbornes furent enterrées. Nous convînmes avec les ministresde Florence de les découvrir et d’en faire élever de nouvellessur les anciennes, à la hauteur de 7 pieds. L’exécution enlut remise à l’année suivante, et pour lors je fus envoyé seulet chargé, en qualité de ministre de l’Etat ecclésiastique, detraiter avec les ministres du Grand-Duc, qui étaient plusieursensemble. Ces Messieurs proposèrent d’élever une murailleou digue pour empêcher entièrement que la Treisa et XAs-trône ne prissent leur cours vers XArno, ainsi que la Chimie le prenait le plus souvent. .Te retournai à Rome pour fairepart de cette nouvelle proposition à la congrégation des eaux,qui résolut de s’en tenir aux anciens réglemens. Je revinsdonc trouver MM. les députés de Toscane avec M. Viviani,l’un d’eux, pour leur faire part de cette décision.
D ans mes dernières tournées pour l’allaire de la Chiane,je fis plusieurs observations sur la transformation des insectesqui viennent dans les noix de galle. J’en écrivis une longuelettre latine au docteur Montalbani, qui la fit imprimer dansson addition aux ouvrages d’ Aldrovandi . J’ai trouvé aussisur les montagnes voisines de la Chiane une grande quantitéde coquillages semblables aux écailles d’hui très, les uns plusgrands, les autres plus pietits, et je pigeai quils avaientanciennement été déposés là par les eaux qui avaient sub-mergé les montagnes.
Ce fut pendant mon séjour à Rome , en i6C>4 ? f J lie com-mença à paraître une comète proche du liée du corbeau. Jefus averti de son apparition par D. Maria Chigi, frère duPape. Je l’observai donc régulièrement dans la loge de lamaison Chigi, où j’étais aidé particulièrement parl’abbé Pas -