Buch 
Mémoires pour servir à l'histoire des sciences et à celle de l'observatoire de Paris / J. D. Cassini
Entstehung
Seite
280
JPEG-Download
 

VIE

280

science. Elle prenait souvent mon parti contre le cardinal.De mon côté, je faisais en sorte de mettre la conversation sui-des matières agréables à Son Eminence. Parlant un jour de laméthode dont Taruntius sétait servi pour déterminer le temsde la naissance de Roinulus, à linstance de JSlarc-Vcirron ,ce cardinal mapprit que ce Taruntius , surnommé Firmanus,était son compatriote, cest-à-dire natif de Fermo .

S. M. ayant fait travailler en vain à un miroir concave deverre, jen fis venir un très-grand que javais chez moi àBologne , et je le laissai entre les mains de la Reine. Je ne saisce quil est devenu depuis. Comme cette princesse a fait lecardinal Assolini son héritier, ce miroir doit avoir passéentre ses mains. Je lai toujours regretté, ne croyant pas quily en ait eu un, ni plus grand, ni meilleur, de celte matière.Jai depuis fait travailler en vain pour en avoir de semblables,ils se sont tous cassés. Le plus grand que jaie pu me procurerdepuis, est celui que jai présentement à l'Observatoireroyal.

Au milieu des occupations que me donnaient les affairespubliques, je faisais la nuit des observations astronomiquesavec une excellente lunette que mavait donnée M. Campani,qui avait communiqué au public la découverte que javaisfaite des ombres des satellites de Jupiter sur le disque de cetteplanète 5 ce qui avait engagé dautres astronomes à les observer.On mécrivit de Borne que ces Messieurs avaient observé uneombre accompagnée dune demi-ombre moins obscure. Jerépondis aussitôt que ce quils appelaient demi-ombre, nétaitautre chose quune tache sur le disque de Jupiter , qui faisaitsa révolution autour de son axe en 9 heures 56 minutes : cequi donna lieu à de grands débats sur la première découvertede cette tache. Jécrivis plusieurs lettres à ce sujet à M. labbéFalconieri, qui les fit aussitôt imprimer. Comme je commis