VIE
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par cœur; je l’ai depuis remis en vers latins selon l’ordre ducatalogue.
J’observais aussi quelquefois sur la terrasse du college dela Propaganda Fede, où le frère et les neveux du Papevenaient me trouver. D. Augustino Chigi m’ayant une foisrencontré venant de Castelgandolfo , il me fit monter danssa voiture, et sans me prévenir de son dessein, il me conduisitchez Sa Sainteté, qui me reçut avec les témoignages de la plusgrande satisfaction, et me garda toute la journée auprès d’ellepour parler d’astronomie et de diverses autres sciences.
Le prince Léopold, qui fut depuis cardinal, ayant instituéà Florence l’Académie del Cimento, cette société m’envoya àBologne plusieurs problèmes sur l’équilibre des liqueurs etsur les choses qui y nagent et qui s’y enfoncent ; je les résolusd’une manière cpii fut fort agréée par l’Académie , ce qui medonna depuis de grands rapports avec elle. On tenait uneséance particulière toutes les fois que je passais à Florence ,et le prince qui y assistait me donnait la première place à soncôté. C’est dans une de ces occasions que je lui communiquaimon système du mouvement spiral des planètes dans l’hypo-thèse tychonicienne corrigée, dont je lui laissai un exem-plaire. S. A., dans toutes les occasions, me comblait de sesbontés. Lorsque la grande princesse vint de France , le princeme fit venir pour me présenter lui-même à elle. Il m’envoyaitjournellement quelque présent dans la maison du comteMarescotti où j’étais logé. J’avais en outre un de ses carrossesà mes ordres tout le tems que je restais à Florence , et sonsecrétaire Malabecci était chargé de m’accompagner partoutoù j’allais. Les présens du grand-duc étant une fois arrivéscomme j’étais déjà parti pour Bologne, S. A. ordonna qu’onen chargeât un mulet qui me suivit. Revenant un jour de