VIE
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ouvrages considérables. C’est à ce même Reinaldi, cjuim’écrivit de la part du grand-duc, que j’ai adressé plusieurslettres sur des matières de sciences, qui ont été impriméessans ma participation dans les journaux de Parme.
Au commencement de 1668, après la création du PapeClément IX , et les réjouissances solennelles qu’011 fit àBologne , dont j’ai donné au public une description, que lecardinal Nerli, alors vice-légat, dédia au cardinal Carajfa,je publiai mes Ephémérides des satellites de Jupiter, dédiéesau cardinal Rospigliosi, et destinées à servir à la recherche deslongitudes; ainsi que l’observation d’un phénomène extraor-dinaire qui parut au mois de mars de cette meme année dansla constellation de l’Eridan, allant vers Orion , au mêmeendroit du ciel et avec le même mouvement qu’un phéno-mène tout semblable qui avait été observé du tems d’Aris tote , et qui a paru de nouveau au même lieu, l’an 1703.
Au mois de mai de cette même année 1668, étant retournéde Bologne à Rome au sujet des négociations dont j’étaischargé vis-à-vis des ministres du grand-duc de Toscane , jereçus l’heureuse nouvelle de l’honneur que le Roi de France m’avait fait, en me mettant au nombre de ceux qui devaientcomposer son Académie royale des Sciences ; le comte Gra -tiani m’envoya en même tems une instruction par l’entremisedu comte Marsigli , sénateur de Bologne , touchant la manièredent je devais correspondre avec les savons français qui com-mençaient à s’assembler à la bibliothèque du Roi. 11 fallaitadresser mes observations à M. Carcavi, qui devait les com-muniquer à M. Colbert et à l'assemblée.
La première observation qui me parut digne d’être envoyéefut celle de l’éclipse de lune du 26 mai 1668. Je l’observaidans le palais du cardinal dEstrée , en présence de l’élitedes savans et de la noblesse de Rome . En attendant l’heure