DE J.-D. CASSOI.
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de l’cclipse, je fis faire à l’illiisfe compagnie plusieurs obser-vations intéressantes sur les tackes de Mars que j’avais décou-vertes depuis quelques années, sur le globe et sur l’anneaude Saturne , sur des taches au milieu de la lune en forme depetites îles dans un lac, qui n’ivaient pas encore été remar-quées. Des nuages qui survinre.it ne nous permirent de voirl’éclipse que pendant une demi-heure. Nous observâmescependant plusieurs phases et les immersions de plusieurstaches dans l’ombre, qui furent comparées avec celles queMessieurs de l’Académie des Sciences observèrent à Mont martre , d’où il a résulte la différence des méridiens entreKoine et Paris de [\ \ minutes (ij. Ces résultats furent publiésdans le Journal des Savons du 3o juillet 1668. A l’occasiondu diamètre de la lune observé dans cette éclipse, nous dis-sertâmes beaucoup sur les variations apparentes de ce dia-mètre dont j’avais trouvé la règle par une nouvelle théorie dela lune, dont je donnai quelque tems après un essai au publicainsi que de ma théorie nouvelle de la libration de la lunerésultante, selon mon hypothèse, de la composition de deuxrévolutions entières sur des pôles dil’férens (2).
J’envoyai en même tems à l’Académie les tables du mou-vement des satellites de Jupiter, avec les éphémérides detoutes les éclipses de ces satellites qui devaient arriver en lamême année, et qui furent les premières qui eussent étépubliées. Je les avais fait imprimer à Bologne , et j’avaisinvité les astronomes à observer ces éclipses pour en pouvoirdéduire la différence de méridien entr’eux avec plus d’exacti-