VIE
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mathématiques; de M. Marchand, qui avait voyagé auLevant pour y faire des recherches sur l’histoire naturelle;de M. Frenicle , qui excellait dans l’arithmétique et la géo-métrie; de M. de la Chambre, qui avait donné un traité surl’iris et sur d’autres sujets; de M. Buot, qui excellait dans lamécanique; et de M. Couplet , son gendre, qui s’offrait àm’aider dans les observations et dans les calculs; de M. Pec-cjuet, célèbre par la découverte du canal thorachique ; deMM. Duclos et Bourdelin, grands chimistes. Je compli-mentai M. Roberval sur la grande réputation qu’il avait enItalie d’un très-excellent géomètre, et sur ce que j’avais vumoi-même de lui qui m’en donnait une grande idée. J’avaiseu anciennement commerce par lettres avec d’autres savanset particulièrement avec M. Boulliaud, auteur de l’Astro-nomie philolaïque ; et avec M. Petit, très-attaché aux obser-vations , et qui avait publié dans les journaux quelquesdécouvertes que je lui avais communiquées. L’un et l’autrem’ont montré une grande amitié tout le reste de leur vie (1).
M. Perrault, contrôleur des bâtimens, fut chargé parM. de Colbert de m’apprcter un logement aux galeries duLouvre jusqu’à ce que l’Observatoire fut en état d’être habité,de me procurer tout ce qui me serait nécessaire, et de mefaire voir tout ce qu’il y avait de plus curieux à Paris . Je luisuis redevable de la manière obligeante dont il s’acquitta deces ordres. Son frère, médecin et architecte, qui avait tra-vaillé au plan de l’Observatoire dont il suivait la construction,me faisait de grandes démonstrations d’amitié et m’invitaitaux expériences physiques qu’il faisait pour les communiquer
(1) Ces témoignages d’union , d’estime et d’amitié» que D. Cassini rend danstout cet écrit aux hommes célèbres de son teins , nous semblent faire égalementhonneur aux sciences, aux savans et à lui-même.