DE J.-D. CASSINï.
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à l’Académie . M. l’abbé Syri, historiographe du Roi, qui,de concert avec M. Carcavi , avait eu grande part aux négo-ciations pour mon voyage en France , me fit aussi de grandeshonnêtetés. M. Dancourt, frère de M. l’abbé Courrier ,théologal de la cathédrale de Paris , qui avait voyagé auLevant et m’avait rendu de grands services en Italie en m’ac-compagnant dans plusieurs voyages, me vint trouver,..ets’offrit de travailler sous ma direction aux opérations qui *devaient faire sous ma conduite dans des pays éloignés, pour ladétermination des longitudes. Ce fut lui qui, après quelquesannées, conduisit au Cap Vert et à l’ile de Gorée MM. Vurin ,Deslmyes et de Glos , pour faire proche de l’équinoxial desobservations correspondantes à celles que je faisais à Paris .
J’avais l’honneur de voir souvent le Roi qui prenait plaisirà entendre parler des observations astronomiques. S. M. avaitla bonté de me donner l’heure pour me rendre dans soncabinet, où je restais long-tems à l’entretenir de mes projetspour faire servir l’astronomie à la perfection de la géographieet de la navigation. La reine, s’étant trouvée quelquefois àces conversations, désira que j’allasse l’entretenir de même enparticulier; ce que j’avais l’honneur de faire souvent, étantreçu de S. M. avec une bonté extraordinaire. M. le ducd’Orléans me faisait le même honneur, ainsi que MadameS. A. R. qui prenait grand plaisir aux observations astrono-miques , pour lesquelles j’avais auprès d’elle l’accès le plusfavorable. Je fus aussi conduit chez M. le Prince et M. le Ducson fils qui, lorsqu’il me voyait à la cour, m’appelait aussitôtpour causer avec moi sur plusieurs points de science. Je fusprésenté a Monseigneur le Dauphin par M. le duc de Mon -tauzier son gouverneur, qui me faisait beaucoup d’amitiés ; etaprès que Monseigneur eut appris les principes des mathéma-tiques de Blondel , je fus invité par lui et par Monseigneur