DE J.-D. CASSINT.
2 97
puits (i) couvert d’une pierre , au milieu de laquelle j’ai faitpratiquer une ouverture qui répond aux caves , et que l’onpeut ouvrir et fermer pour faire les memes expériences etles mêmes observations qu’à l’escalier des caves où l’on esttrop exposé à être troublé par les curieux.
La porte méridionale donne sur une grande terrasse oùl’on plante des mats qui servent à élever de longues lunettes.
On y a depuis transporté une tour de bois qui était autrefoisà Marli, où elle servait à élever les eaux de la Seine qui vontà Versailles ; elle sert présentement à élever des verresobjectifs à des hauteurs beaucoup plus grandes que celle dubâtiment de l’Observatoire. Cette terrasse est soutenue ducoté d’occident par une forte muraille dressée sur la ligneméridienne; une pareille muraille doit s’élever à l’orient et aumidi; mais cet ouvrage n’a pas été achevé , parce que ce quiexiste suffit pour les observations.
Ici se termine le Manuscrit des Anecdotes de la Nie deJ.-D. Cassini, rapportées par lui-même. Fes Notes sui-vantes, écrites de la même main que la Nie , étaient sur descahiers détachés : elles traitent de quelques-uns de sestravaux et de ses découvertes en Italie et en France .
Galilée fut le premier qui publia la découverte des quatre Usagesatellites de Jupiter, que Simon Marins se vantait aussi ‘ae Jupiter*d’avoir découverts dans le même tems. Ils sont si visibles j a déterminationqu’ils peuvent être observés commodément par une bonne des lo " s ' tucle5 'lunette de deux pieds. Celle dont nous nous servîmes pourdéterminer leur théorie et calculer leurs configurations n’était
(i) Il a été bouché depuis la révolution par le massif qu’on a établi en devantde celte porte méridionale, pour supporter le grand télescope de 20 pieds lors-qu’on le sort de la voûte 011 il est remisé.