DE J.-D. CASSINI. 3 0 q
M. Duhamel, qui était alors secrétaire, en a aussi parlé dansl’iiistoirc latine de la même Académie .
Dans les premières assemblées de l’Académie où je metrouvai, s’agissant un jour de la force des eaux courantes, jeproposai un instrument propre à mesurer la diversité desforces de la même rivière à différentes profondeurs à l’égardde sa surface (i). M. Couplet fut chargé de le faire exécuter,et lorsqu’il fut achevé, toute l’Académie s’embarqua sur laSeine pour en voir l’effet. L’ayant placé dans le lieu le pluspropre pour cette observation, on trouva que la force ducourant de l’eau est plus faible proche de sa surface, qu’elleaugmente jusqu’à une certaine profondeur, cpii est à peuprès le milieu entre la surface et le fond, et quelle va endiminuant depuis ce terme jusqu’au fond de la rivière. C’estce qui a également lieu à la même hauteur lorsqu’on s’éloignedu milieu de la largeur de la rivière, et c’est dans ce milieuquelle est le plus régulière.
Ts'ote lue par M. l’ahbé Bignon , à Vassemblée publiquede VAcadémie des Sciences, le iG novembre 1712, aprèsla lecture de l'éloge de J.-D. Cassini, par M. de Fon-t en elle , secréta ire .
Nous ne sentons jamais mieux le bonheur que nous avonsde vous posséder, Monsieur, que quand il se présente des
/
(1) M. Cassini a aussi proposé une autre machine pour trouver la proportionde la résistance de l’air à celle de l’eau. Il est encore l’auteur d’un planisphèfecéleste et d’une balance arithmétique (Voyez Histoire de V Académie, tome I“ r ,page 217, et Machines présentées à l'Académie , tome I er , pages i 33 , iq 3 ) ;d’une machine pour représenter les mouvemens des satellites de Jupiter ( VoyezMémoires de l'Académie, tome I er , page 240 ), et d’une machine parallatiqiu:(Voyez le père Chérubin , dans l’ouvrage de la Vision parfaite ).
Instrumentpropreà mesurerla forcedu courantdes eaux.