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Mémoires pour servir à l'histoire des sciences et à celle de l'observatoire de Paris / J. D. Cassini
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DU FRAGMENT PRÉCÉDENT.

Dans le sein de la terre, avec tous les métaux,

Se trouvent combinés le feu, lair et les eaux.

Vit-on, vit-on jamais la brillante étincelle,

Sortant en pétillant du feu qui la recelé,

Vers le plus liant des airs sélancer comme un trait, la matière ignée alors lattirerait ?

Non : gardons-nous ainsi dassigner une placeA lélément fougueux qui franchit tout espace,

Qui répandu partout, partout vivifiant,

Circule en tous les corps en sy modifiant :

, se développant, il dévore, il consume;

Ici près il séteint, plus loin il se rallume;

Caché dans les cailloux, il brille dans les airs,

Et son activité remplit tout lunivers.

Bes astres jusquà nous si lon nadmet le vide,

Au moins nexiste-t-il quun très-subtil fluide,

Un air raréfié, si clair, si transparent,

Quil nofl're aucun obstacle aux corps en mouvement,Et laisse un libre cours aux rayons de lumière.Aristote , il est vrai, dopinion contraire,

Voulait quun corps solide emplît le firmament;

Mais qui pourrait admettre un pareil sentiment ?

Chaque étoile au milieu de liminensc étendue,Dans le fluide éther, librement suspendue,

Se soutient : c*est ainsi que la terre et ses eaux,

Ses pierres, ses forêts, lhomme, les animaux,Habitans de son sein comme de sa surface,

Vers un centre commun tendent tous par leur masse,Se pressent lun sur lautre, et dinvisibles nœudsLes tenant réunis, ils composent entreuxSous la forme arrondie un grand tout de matièreQui nage enveloppé du liquide atmosphère.

De la même façon concevez tous les corps

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