DE M. MARALDI.
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lui-même, avaient en vain tenté de calculer les mouvemensde ces petits astres ; Cassini réussit le premier à déterminerleurs révolutions, la durée de leurs éclipses, la grandeur deleurs orbites, la position de leurs nœuds. Ses tables, qu’ilretoucha en i6q3, furent long-tems les plus exactes. Après luiPhilippe Maraldi passa les vingt dernières années de sa vie àles perfectionner. En 1712 il avait fait la remarque importanteque les durées des éclipses n’étaient pas toujours les mêmes àégale distance des nœuds, et avait découvert une variationdans l’inclinaison de l’orbite du quatrième satellite ; la mortl’ayant surpris au milieu de ses recherches, son neveu Domi-nique Maraldi, dont nous faisons l’éloge, reprit le mêmetravail, et y apportant autant de zèle et non moins de sagacité,il découvrit bientôt une semblable variation dans l’inclinaisonde l’orbite du troisième satellite, et ayant en même teinsreconnu une excentricité sensible dans l’orbite du quatrième,on lui fut redevable d’une nouvelle preuve de cette vérité,que les mêmes lois qui régissent notre système, gouvernentégalement le monde des satellites de Jupiter. C’est en 1732que M. Maraldi par ces recherches intéressantes justifial'adoption dont l’Académie l’avait honoré l’année précédente»
Son assiduité, sa persévérance pendant une longue carrière,à suivre les satellites de Jupiter, à les observer dans tous lespoints de leurs orbites et dans les circonstances les plus favo-rables , lui valurent encore par la suite d’autres découvertes.En 1760, il reconnut un mouvement d’oscillation dans lenœud du second satellite : et en 1769, il détermina lapériode des variations de l’inclinaison du troisième, qu’iltrouva de i3a ans.
Nous pouvons assurer, d’après le témoignage des registresde l’Observatoire, que depuis 1700 jusqu’en 1770, il n’aéchappé a NI. Maraldi d’éclipses de satellites, que celles que-