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pendant près de cinquante ans au milieu des difficultés et descontrariétés, a du son entière exécution au zèle opiniâtre deson auteur; et plus encore, à la générosité d’une société decitoyens dont les sacrifices patriotiques eussent été très-vaniés,s’ils eussent eu lieu chez nos voisins ; mais ils ont été long-tems méconnus chez nous, et n’en méritent que davantageaujourd’hui la reconnaisance publique.
La feuille des triangles comprenant ces travaux fonda-mentaux de Maraldi et de Cassini de Thury , parut en 1 ? 44 -
II serait assez naturel de penser que les recherches sur lessatellites et les travaux géodésiques de notre académicien,étaient plus que suffisans pour nourrir son activité et employertous ses înoincns : mais son goût pour le travail, son zèle pourle service de l’Académie , lui firent accepter un surcroîtd’occupation , dont beaucoup d’autres auraient cherché às’exempter avec d’aussi bons prétextes que ceux qu’il pouvaitalléguer.
En i y 35, M. Maraldi fut chargé de la Connaissance destems ; cet ouvrage, que l’Académie royale des Sciencesfaisait publier tous les ans pour l’usage des astronomes, desmarins et des voyageurs, était une tâche pénible et ingratequ’elle imposait à celui de ses membres qui avait le couragede consacrer une grande partie de son tems à de longs calculs,auxquels ne sont attachés, il faut l’avouer, que bien peu demérite et encore moins de gloire. Mais l’amour de la science,et le désir d’ètre utile, soutinrent M. Maraldi dans ce travailingrat, pendant vingt-cinq ans , au bout desquels il futremplacé par M. de Lalande.
Nous ne parlerons pas ici de tous les Mémoires deNI. M araldi insérés dans le Recueil de l’Académie des Sciences.Les principaux traitent de la théorie des satellites de Jupiter ;jious avons indiqué les résultats importaus que l’auteur y a
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