§ I. CONSTRUCTION DE LA CAISSE. 240
de deux trous d’alimentation placés aussi près que possibledu bord extérieur du véhicule.
Il faut entretenir avec beaucoup de soin les caisses à eaucar elles sont exposées aux avaries. L’eau les oxyde à l’inté-rieur ; le combustible et les outils les usent à l’extérieur.
Au bas des caisses à eau se trouvent deux soupapes deprise d’eau, dont les sièges en bronze, boulonnés sur le fond,forment saillie de O 1 ",05, afin que les dépôts qui s’y accumulentne soient pas entraînés dans les tuyaux d’alimentation etn’entravent pas l’accès de l’eau à la chaudière. La tige de lasoupape traverse le couvercle de la caisse, et passe dans unécrou en bronze, fixé sur un support ; un volant à manette,claveté à l’extrémité de cette tige, permet au mécanicien dela manœuvrer et d’ouvrir à volonté la soupape. On doit éga-lement munir le fond de la caisse d’un ou de deux bouchonsde lavage.
220. Tuyaux de prise d’eau. — Les tuyaux de prise d’eauen cuivre rouge partent du fond des soupapes et s’avancentsous le tablier du tender pour se réunir aux tuyaux d'ali-mentation de la machine.
La jonction de ces tuyaux s’opère à l’aide de deux procé-dés. Le plus ancien et le plus coûteux se compose de deuxtuyaux en bronze, mâle et femelle, réunis par des rotulesaux tuyaux de cuivre rouge. Le tuyau mâle du tenderpénètre dans le tuyau femelle de la locomotive (fig. 1, pl.XXXII, fig. 1, pl. IX) qui s’évase en entonnoir pour faciliterl’introduction du bout mâle.
Le joint est rendu étanche par un presse-étoupes. Cetappareil a toute liberté de mouvement dans tous les sens,mais il est coûteux de construction et d’entretien.
On lui a substitué depuis plusieurs années un tuyau soupleen toile et caoutchouc armé d’un fil de fer en spirale m h(% 1, pl. XXII) qui-se réunit aux tuyaux de cuivre rougePar des écrous roulants.
C’est également par ces tuyaux de raccord que le machi-niste dirige la vapeur en excès de la chaudière dans l’eau du