( 30 )
Nicolas VAstragalus Leontinm qi/e vous y avez trouvé, Monsieur j mais nos recherches furentinutiles - , il fallut se contenter du Lichen Jolitus. La joui’née étant avancée, nous réservâmes nosrecherches pour notre retour et nous nous rendîmes par Banda et Tech droit à Tîermattcn oùnous n’arrivâmes qu’à la nuit. Nous logeâmes chez Joseph Breni , seul aubergiste de l’endroit.Nous eûmes l’avantage d’y trouver Mr. Necker de Saussure qui y étoiè avec son fils et un élèveet qui, prévenu de notre arrivée , nous reçut à bras ouvert.
Le 28 Juillet, dans la compagnie de Mr. Neker de Saussure, nous prîmes le chemin de lamontagne de Tzemout. A peine étions nous à Hermiet , à un quart de lieue au-dessus de Tzermatten ,que nous eûmes le plaisir de voir VAstragalus exscapus qui commençoit à passer. IfAretia tomentosaSchl. croît un peu au-dessus de cet endroit dans les fentes de rocher. De là , après avoir traversé levillage de Tzemout, on gravit une montée qui est un peu roide et qui dure près de demi heure.On remarque ensuite sur la droite un coteau graveleux -, c’est là que nous avons cueilli abon-
damment la Viola pinnata , qui étoit^en ^graines. On peut indiquer dans le même endroit le Bu-
pleurutn ranunculoides et Vangulcmim , diverses espèces à’Arcnaria et le Leontodon crispum. Satisfaitsde ces découvertes que vous nous aviez annoncées dans vos voyages précédées , nous poursui-vîmes notre excursion jusqu’au glacier que nous traversâmes. On voit, en passant, quelquesobjets intéressans pour la Lithologie. C’est sur la côte, au delà du glacier, qu’il y a en quantité1 Astràîus Malien , Yüphrys alpina y plusieurs Armoria et Saxifraga , en suivant la cote jusqu a lamontagne de Staphli on trouve en abondance le Ranunculus rutafolius.
Le 29 Juillet , nous partîmes à quatre heures et demie du matin pour aller visiter la valléequi avoisine le mont Rasa. Le torrent passé, nous sommes allés au village de Zwickelmatttn ,d’où l’on monte par des pâturages semés de petites forêts. Avant d’entrer dans le bois par oùl’on passe pour se rendre à Aukomen , se trouve un pré marécageux où nous cueillîmes VEriopho-rum alpinum à pleines mains , et plusieurs Carex peu communs. Parvenus après deux heures demarche à Aukomen , nous y admirâmes la quantité à’Anemone Hallcri qui montoit en graine - , enparcourant leiî prés voisins des chalets, nous reconnûmes les phyteuma bctonicosfolia et scorzonera -folia Yili.
Puis suivant partout vos traces , Monsieur, nous nous élevâmes insensiblement jusqu’à lamontagne de Eiffel où nous avons pris, sur un petit monticule de roche stéastieuse, à l’endroitoù vous l’avez indiqué , le Phyteuma nouveau , ainsi que le Phyteuma paucifiora. On trouve unpeu au-dessus de VActinote très-bien cristallisé. Après quelques minutes d’une montée roide, ontraverse des pâturages arides pour se rendre près du glacier de Triftié. Sur la route on rencon-tre la lychnis alpina, la Primula Vitalliana , le Buplcurum ranunculoides , les Chry santhemum alpinumtk tomentosum, ce dernier n’est qu’une variété du précédent. Un peu plus avant, dans une côtehumide, nous avons trouvé VAnthcricum scrotinum . En arrivant à Triftié on voit VAnémone fragi -fera , l'Aretia tomentosa , les Se ne do unijlorus et incanus et la Myosotis nana qui croissent par petitestouffes entre les rocailies et les pierres. N’ayant plus que le temps de retourner à Tzermatten ,nous redescendîmes la montagne et nous n’arrivâmes à notre gîte qu’à nuit tombante.
Le 30, nous montâmes au Fineîet , troisième vallée de Tzermatten , pour avoir la satisfaction