jyo Doctrine des PhilosophesPlanètes ; il accorde que les observations laites dans le tempsde l’apparition d’une Comète ne fusillent point pour déter-miner la durée de fa révolution périodique ; il pose des règlessolides pour distinguer st deux Comètes ne font pas la même :il avertit avec raison qu’une Comète, dont le retour estannoncé, peut revenir fans être observée , parce que le déíautde queue , le mauvais temps, la proximité du Soleil peuventnuire à son apparition : mais il rapporte tous les mouvemensde la Comète à la Terre, au lieu de les rapporter au Soleil.C’est-là , je pense, Tunique obstacle qui a empêché ce grandhomme d’embraílèr ou même d’inventer en entier le vraisystème des Comètes. II trouve du rapport entre la Comètede i 6 5 2 & celle de i 69 9.
En 1702, Jacques - Philippe Maraldi, digne neveu dugrand Caístni, &. ì’un des premiers Astronomes de ce siécle,observa deux Comètes : il les compara , lelon la méthodede Ion oncle, avec celles qui avoient été observées antérieu-rement ; & il crut les avoir reconnues dans celles de 1 668& de 1664 fi). Ces Astronomes éclairés étoient persuadésavec raison qu’il n’y avoit pas de moyen plus efficace , pourconstater la certitude du système d’Apollonius de Mynde,fur la nature des Comètes, que de s’aslurer quelles étoientassujetties à des retours périodiques ; & que pour acquérirplus tôt cette connoissance , il falloit multiplier les conjecturesau risque même de voir le soupçon démenti par Tévènement.C'est dans cette même vue que Caístni crut devoir pro-poser (k) les ressemblances qu’il trouvoit entre les Comètesde 1706 &: de 1580. Celles de 1707 & de 1723 furentjugées pouvoir être les mêmes fl) par Jacques Calíìni, morten 175ô, héritier*\íu nom, de la religion, des vertus ducœur & des qualités de feíprit du grand Caístni Ion père.
si) Hist. de l’Acad. 1702 , page 6p issuivantes,
(k) Ibid. de 170 6 , page 106.
(l) Ibid. de 1725, page 6j, Maraldi y trouve aussi des conformités.Alan. de 172.J, page 27.